L’acceptation #2 : S’accepter soi-même

s'accepter soi-même© M Bertelli

Dans l’article précédent, nous avons découvert que l’acceptation signifiait ne pas résister à ce qui est vrai dans l’état actuel des choses. Cette non-résistance permettait de ne pas perdre son temps à trop se battre contre une situation car notre énergie devait servir non pas à se plaindre, mais à agir pour trouver une solution. Car l’acceptation pouvait effectivement induire une action si elle était portée par de bonnes raisons – et par-dessus tout si elle n’agissait pas contre nous-mêmes.

Dans cet article, nous allons parler plus spécifiquement de l’acceptation de soi mais aussi d’amour de soi car à mes yeux les deux sont indissociables.

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S’accepter comme on est

Comment appliquer l’acceptation à soi ?

Je crois profondément que si on n’arrive pas à s’accepter tel que l’on est actuellement, on ne pourra jamais s’accepter autrement. Il faudra toujours quelque chose de mieux.

S’aimer au présent sans attendre d’être quelqu’un de mieux dans le futur, c’est l’assurance de ne jamais être en manque ou en attente de quelque chose.

Ce n’est pas grave si on a des défauts.

Ce n’est pas grave si on fait des erreurs.

Les défauts et les erreurs ne sont pas des choses si graves quand on apprend à ne pas les considérer comme tels.

Ce sont vos pensées qui estiment que l’imperfection est un crime contre l’humanité. C’est votre « tyran intérieur » qui le dit. Mais vos pensées ne sont pas réelles. C’est vous qui créez ce qui vit à l’intérieur de vous. Et si vous y croyez, c’est que vous êtes d’accord avec ce que vos pensées vous disent.

Ne soyez pas d’accord. Elles disent n’importe quoi parce qu’elles ne savent pas la vérité. Ne croyez pas tout ce que vous écoutez. Dites-lui à votre petite voix vicieuse qu’elle a tort quand elle vous dit que vous n’êtes pas assez.

Vous êtes assez.

Pour le croire, apprenez à penser différemment.

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Se mettre à l’action

Alors vous allez me dire que si vous devez penser différemment, c’est qu’il vous faut changer.

Le fait est qu’accepter ne veut pas dire ne pas agir. Vous allez le droit de vouloir changer – d’évoluer, de devenir meilleur.

C’est important de toujours se sentir progresser. Si on n’avance pas, on stagne, et tout ce qui stagne pourrit.

S’accepter soi, cela ne veut pas dire refuser de changer.

Cela veut dire que notre envie de changer ne doit pas se faire pour de mauvaises raisons.

Quand on s’accepte, on veut changer pour soi. Parce qu’on a envie de le faire, parce qu’on aime se sentir avancer, on aime se sentir meilleur.

On ne le fait pas pour les autres, pour de la reconnaissance, pour l’admiration ou sous la contrainte, ou parce qu’on se sent nuls.

On avance dans la joie et plus sous la douleur.

Et ce sera le point de départ d’une vie plus heureuse, parce que s’il y a de l’équilibre à l’intérieur, il y en aura forcément à l’extérieur. Tout part de l’intérieur.

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Célébrer ses forces

Vous êtes ce que vous êtes et ce que vous êtes est assez.

Je vous jure.

Il y a tellement de belles choses qui fleurissent en vous, alors ne vous concentrez pas sur ce qui vous « manque ». Regardez ce qui est déjà là. Souriez à ce qui est déjà là.

Même si on n’est pas parfaits, on est là, on est en vie et on agit du mieux que l’on peut chaque jour. Et c’est la plus belle chose que l’on puisse faire. Personne n’a besoin d’être parfait pour être aimé.

Ceux que vous aimez ne sont pas parfaits. Mais elles ont d’incroyables qualités qui compensent leurs travers. Pourquoi les choses seraient-elles différentes avec vous ?

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Il y a un exercice que j’aime bien parce qu’il est super gratifiant : écrire ses forces. Alors à vos carnets et stylos ! C’est très important d’écrire vos pensées – ça les rend plus réelles et plus concrètes.

Sur votre carnet, notez tout ce dont vous êtes fiers à propos de vous.

Les qualités que vous estimez avoir : êtes-vous généreux, astucieux, observateur, déterminé, gentil (oui, c’est une qualité, et l’une de mes préférées !), créatif, drôle, joyeux ?

Ce que vous faites bien/les compétences que vous avez : jouer au sudoku, chanter, danser, cuisiner, faire bouger vos oreilles, écouter les gens, prendre soin de vos plantes, être une encyclopédie musicale ou cinématographique…

Ce que vous avez fait par le passé : avoir aidé un ami, avoir été à tel évènement et y avoir rencontré telle personne, avoir eu un diplôme, avoir eu des enfants et les avoir élevés, avoir voyagé, avoir sauté en parachute, avoir pris telle décision, avoir réussi à faire un gratin dauphinois avec des patates bien cuites cette fois…

Les habitudes que vous avez actuellement : faire du sport, aller vous promener, méditer, regarder des TEDx, boire beaucoup, manger sainement…

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Et félicitez-en vous.

(Psst : si vous n’en avez pas beaucoup, c’est sans doute parce que vous en avez oublié !)

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Pardonner ses faiblesses

Bienveillance” est l’un de mes mots préférés. Je le trouve magnifique dans son sens et dans sa forme.

Et je le trouve encore plus magnifique dès qu’il est appliqué.

Être bienveillant envers soi-même… rien que de le dire, ça fait du bien !

Être bienveillant envers soi… et particulièrement envers ce qu’on aime le moins chez nous.

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Pardonnons-nous de ne pas être parfaits. C’est très bien comme ça.

L’acceptation, c’est avoir foi en ce que la vie nous donne. Et chaque partie de nous a une importance/un rôle, même les parties qui nous semblent mauvaises, car elles ne le sont pas totalement !

Je détestais la colère que j’avais en moi avant. C’est vrai qu’elle a pu faire de mal quand je n’arrivais pas à la maîtriser, mais elle a fait aussi beaucoup de bien car elle a parfois été le feu qu’il me fallait pour aller de l’avant. Et aujourd’hui, comme j’ai appris à l’accepter, lui pardonner et même à l’aimer, elle ne m’a plus jamais portée préjudice et s’est apaisée.

Pardonnons nos faiblesses et donnons-leur de l’amour ! Ca marche vraiment.

Avec le carnet et le stylo qui ont servi pour l’exercice précédent, voici un autre exercice :

Notez UNE chose que vous n’aimez pas vraiment chez vous ou quelque chose que vous regrettez.

Puis prenez du recul.

Demandez-vous en quoi cette caractéristique ou cette décision vous a apporté du positif ?

 Est-ce une leçon ? Vous a-t-elle permis de saisir une autre opportunité ? De faire une rencontre ? De sauver une amitié ? De vous défaire d’une situation oppressante ? 

Une fois trouvé, pardonnez-vous.

Pardonnez votre “vous” du passé d’avoir agi de la sorte. Aimez ce « vous » du passé quand même. Vous avez fait de votre mieux sur le moment, vous avez agi de la manière qui vous semblait la meilleure… alors pardonnez-vous si vous vous êtes trompés.

La vie est un long apprentissage. On passe son temps à se prendre des leçons en pleine figure… des leçons parfois plus cruelles que d’autres. Mais c’est vous qui devez décider si vous choisissez de trainer votre passé comme un boulet ou si vous décidez de passer à autre chose.

Et si vous décidez de passer à autre chose, pardonnez-vous et donnez-vous de l’amour. Cela vous donnera de la force pour avancer.

Notez et travaillez sur une chose à la fois. Pas plusieurs en même temps, sinon vous risqueriez de vous décourager et d’avoir trop de remords. Allez-y doucement et soyez indulgent avec vous-même si vous n’arrivez pas à vous pardonner facilement. C’est un processus qui prend du temps.

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Dites-vous “Je t’aime”

Oui, oui, oui, je suis sérieuse.

Si vous vous permettez de vous aimer vous-même, vous allez déterrer de la joie à l’intérieur, la joie de ceux qui sont acceptés et aimés dans leur totalité.

Et ne croyez pas que l’amour que l’on se donne à soi-même est moins fort que l’amour que quelqu’un d’autre peut nous offrir. Essayez de vous regarder dans un miroir, souriez et dites-vous “Je t’aime”.

Je vous promets que ce n’est pas ridicule.

Je sais que beaucoup de gens ne sont pas à l’aise avec les “Je t’aime”. Comme si c’était un peu “trop” de le dire… un peu ridicule d’en arriver à ce point-là.

Mais je vous l’ai déjà dit, on ne devrait pas avoir nécessairement besoin que quelqu’un d’autre ne nous le dise. Moi ça me fait plaisir de me le dire et je ne me sens pas désespérée !

Ne vous jugez pas de vous donner de l’amour. Personne n’en saura rien. Personne ne vous regarde. Il n’y a que vous.

Et croyez-moi, c’est un exercice puissant. On a vraiment besoin d’entendre ces mots-là. C’est vrai que j’ai pouffé de rire quand je me suis dit “Je t’aime” pour la première fois, mais ça m’a réellement retournée.

On sous-estime vraiment la force de l’amour de soi.

Alors sérieusement, allez devant votre miroir et dites-le-vous. Dites-le vous avec le sourire, en vous regardant droit dans les yeux.

Si vous ne devez faire qu’une chose, faites cela. Ça prend exactement 3 secondes. Faites-le maintenant, c’est la fin de l’article !

Et voyez comment vous réagissez.

Alors ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous fait l’exercice du miroir ? Qu’avez-vous ressenti ?

Et pour le reste, était-ce clair ? C’est vraiment tout nouveau pour moi de poser toutes ces considérations par écrit, il est possible que ce soit aussi bordélique que dans ma tête, haha.

J’espère en tout cas que cela vous a aidé, même un petit peu.

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